Moteur 1.2 puretech d’occasion : avis fiabilité, pannes à éviter et notre verdict

Mecanicien inspectant le moteur essence d une voiture d occasion dans un atelier, capot ouvert, avec attention portee a la distribution

Tu envisages d’acheter une voiture d’occasion équipée du moteur 1.2 PureTech ? Alors autant le dire tout de suite : vous n’êtes pas seul. Ce petit trois-cylindres essence du groupe PSA, devenu Stellantis, s’est retrouvé partout. Peugeot 208, 2008, 308, 3008, Citroën C3, C4, Opel Crossland, DS 3, DS 4… à un moment, on avait presque l’impression que ce moteur sortait des usines par palettes entières, un peu comme les croissants un dimanche matin, sauf que là, certains ont parfois eu un goût légèrement plus amer.

Je m’appelle Benoit, je suis passionné d’auto et de moto, et si vous êtes ici, c’est probablement parce que vous avez entendu tout et son contraire sur ce bloc. Certains le présentent comme un excellent petit moteur sobre, volontaire et agréable. D’autres le regardent comme s’il s’agissait d’un personnage secondaire dans un film catastrophe. La vérité, comme souvent en automobile, se situe au milieu. Et c’est justement là que ça devient intéressant.

Dans cet article, on va faire le tri, calmement, sans jargon inutile, sans panique hollywoodienne, et avec un soupçon de mauvaise foi mécanique parfaitement assumée. On va voir si le moteur 1.2 PureTech d’occasion est fiable, quelles versions méritent votre attention, quelles pannes doivent vous faire lever un sourcil très haut, et surtout comment acheter intelligemment. Le but n’est pas de diaboliser ce moteur. Le but, c’est de vous éviter la mauvaise affaire qui transforme un achat plaisir en feuilleton administratif.

En clair : si vous voulez un avis honnête sur la fiabilité du moteur PureTech 1.2 essence, savoir quelle année pose problème, comprendre si le nouveau moteur PureTech avec chaîne de distribution est plus rassurant, ou encore identifier quels moteurs PureTech éviter, vous êtes au bon endroit. Attachez votre ceinture. On démarre.

Sommaire

Pourquoi le 1.2 puretech a autant fait parler de lui

Le 1.2 PureTech, c’est un moteur essence trois-cylindres turbo ou atmosphérique selon les versions, lancé avec l’ambition de concilier performances, sobriété et émissions contenues. Sur le papier, l’idée était excellente. Un petit moteur moderne, léger, nerveux, capable de faire le travail en ville comme sur route, avec des puissances variées selon les déclinaisons.

On le retrouve notamment en versions 82, 100, 110, 130 chevaux, parfois associé à une boîte manuelle, parfois à la boîte automatique EAT8. Et il faut le reconnaître : dans bien des cas, ce moteur procure un vrai agrément. Il reprend correctement, il consomme assez peu pour un essence, et il donne une sensation de vivacité sympa, surtout sur des autos pas trop lourdes.

Le souci, c’est que la réputation du moteur ne s’est pas construite seulement sur son agrément. Elle s’est aussi forgée sur une série de problèmes récurrents, médiatisés, débattus sur les forums, remontés chez les concessionnaires, commentés par les experts, et parfois vécus très concrètement par des propriétaires qui n’avaient rien demandé, à part aller travailler sans jouer à la loterie mécanique.

La cause principale de cette mauvaise image ? La fameuse courroie de distribution humide, c’est-à-dire une courroie qui baigne dans l’huile moteur. Sur le papier, encore une fois, l’idée semblait brillante. En pratique, les retours ont été beaucoup plus contrastés. Et quand une courroie commence à se dégrader plus tôt que prévu, c’est toute la chaîne de confiance entre l’automobiliste et son moteur qui tousse un peu.

Ajoutez à cela des soucis annexes selon les années et les usages, et vous obtenez un moteur qui peut être très agréable dans certains cas, mais qu’il faut acheter avec plus d’attention qu’une simple machine à café d’occasion. Oui, je sais, la comparaison est rude. Mais entre un moteur capricieux et une cafetière qui fuit, l’un coûte juste un peu plus cher à réparer.

Comprendre les différentes versions du 1.2 puretech

Avant de parler fiabilité, il faut remettre de l’ordre dans les versions. Parce que dire simplement le 1.2 PureTech, c’est un peu comme dire la pizza. Entre une margherita tranquille et une quatre-fromages qui attaque sans prévenir, il y a quand même un monde.

Les versions atmosphériques

Les versions atmosphériques, souvent autour de 82 chevaux, sont les plus simples techniquement. Elles se retrouvent sur des citadines et des modèles d’entrée de gamme. Elles sont globalement moins sujettes à certaines contraintes liées au turbo, mais elles ne sont pas automatiquement immunisées contre les problèmes de distribution si elles appartiennent aux générations concernées.

En usage urbain, elles peuvent convenir. En revanche, si vous roulez souvent chargé, sur autoroute, ou en terrain vallonné, il ne faudra pas attendre des miracles. On est plus dans l’esprit petit bloc honnête que dans celui d’un moteur qui vous catapulte vers l’horizon comme si vous étiez dans une fusée de bande dessinée.

Les versions turbo 100, 110 et 130 chevaux

Ce sont les plus courantes sur le marché de l’occasion. Et aussi celles qui intéressent le plus de monde. Le 1.2 PureTech 100 ch est souvent jugé comme un bon compromis pour une citadine ou une compacte légère. Le 110 ch est connu pour son agrément, avec un peu plus de souffle. Le 130 ch, lui, équipe beaucoup de modèles plus polyvalents et se montre franchement agréable, y compris sur route rapide.

La question que beaucoup se posent concerne la durée de vie moteur 1.2 PureTech 130 ou la durée de vie moteur 1.2 PureTech 110. La réponse n’est pas uniforme. Un moteur bien entretenu, avec des vidanges rigoureuses et des contrôles de courroie sérieux, peut dépasser un kilométrage tout à fait respectable. En revanche, un moteur négligé ou concerné par des défauts non pris à temps peut voir sa carrière écourtée plus vite que la patience d’un motard coincé derrière un tracteur.

Les versions associées à la boîte eat8

La fiabilité moteur 1.2 PureTech 130 EAT8 revient souvent dans les recherches. L’association avec la boîte automatique EAT8 est généralement appréciée pour son confort. La boîte elle-même a plutôt bonne réputation. Le point de vigilance reste donc surtout le moteur et son historique d’entretien. En occasion, une belle combinaison PureTech 130 EAT8 peut être séduisante, mais seulement si le suivi est limpide. Si le vendeur devient flou dès qu’on prononce le mot courroie, il faut rester prudent.

Le vrai point noir : la courroie de distribution dans l’huile

On y vient. Le sujet qui a occupé des milliers de discussions. Le bug mécanique qui a fait froncer des sourcils dans toute la France. La courroie de distribution humide est le cœur du dossier fiabilité du 1.2 PureTech.

Pourquoi cette courroie pose problème

Contrairement à une courroie classique placée à sec, celle du 1.2 PureTech baigne dans l’huile moteur. L’idée visait notamment à réduire les frottements et améliorer le rendement. Sauf que, sur certaines générations, des dégradations prématurées ont été constatées. La courroie peut s’effriter, se désagréger en partie, et ses particules peuvent ensuite contaminer le circuit d’huile.

Et là, on n’est plus dans le petit désagrément. On passe dans une zone beaucoup moins amusante. Une mauvaise lubrification, une crépine qui se colmate, une pression d’huile qui chute, puis des dommages mécaniques plus sérieux peuvent suivre. En gros, une petite pièce souple peut décider de mettre une ambiance de drame grec sous votre capot.

Les symptômes à surveiller

Voici les signes qui doivent immédiatement attirer votre attention :

  • voyant moteur allumé sans raison évidente
  • message d’alerte lié à la pression d’huile
  • bruits anormaux côté distribution
  • perte de puissance ou fonctionnement irrégulier
  • entretien mal documenté ou espacé
  • traces de dégradation de courroie constatées lors d’un contrôle

Le souci, c’est que certains symptômes n’apparaissent qu’une fois que le problème est déjà avancé. D’où l’importance du préventif. Une voiture d’occasion avec 1.2 PureTech sans facture, sans historique clair, et avec un vendeur qui vous dit tout va bien, monsieur, je n’ai jamais rien entendu, c’est un peu comme acheter un parachute d’occasion sur un parking. Techniquement, ça peut marcher. Emotionnellement, c’est plus compliqué.

Les conséquences possibles

Dans le meilleur des cas, on détecte l’usure tôt et on remplace la courroie à temps. Dans le pire, on se retrouve avec une dégradation pouvant toucher la lubrification du moteur, entraîner des réparations lourdes, voire une casse. Entre les deux, il existe toute une gamme de frais possibles : nettoyage du circuit, remplacement de pièces annexes, interventions répétées, immobilisation du véhicule.

Le 1.2 PureTech n’est pas systématiquement un mauvais moteur. Mais c’est un moteur qui pardonne mal l’approximation sur l’entretien.

Benoit

Quelle année du 1.2 puretech pose le plus de problèmes

C’est probablement la question la plus recherchée : quelle année problème 1.2 PureTech ? Et juste derrière : quelle année le moteur PureTech est-il fiable ? On va être clair. Il est difficile de résumer cela par une seule année magique. En revanche, on peut distinguer plusieurs périodes.

Les premiers millésimes : les plus surveillés

Les premières années de diffusion du 1.2 PureTech avec courroie humide sont celles qui concentrent le plus de retours problématiques. En occasion, les modèles produits au milieu des années 2010 et jusqu’au début des années 2020 méritent donc un examen particulièrement rigoureux. Cela ne signifie pas qu’ils sont tous à fuir. Cela signifie qu’il faut absolument vérifier :

  1. la date exacte de mise en circulation
  2. les campagnes de rappel ou de mise à jour éventuelles
  3. les factures d’entretien
  4. la fréquence réelle des vidanges
  5. les contrôles ou remplacements de courroie déjà effectués

Beaucoup d’exemplaires problématiques sont surtout ceux qui ont connu un entretien trop espacé, des huiles inadaptées, ou un suivi approximatif. Et soyons honnêtes : en occasion, le suivi approximatif est plus fréquent qu’un clignotant oublié sur un rond-point.

Les évolutions et améliorations

Au fil du temps, le constructeur a apporté des évolutions techniques, des recommandations d’entretien ajustées, et des remplacements de pièces selon les cas. Des versions plus récentes bénéficient d’améliorations qui tendent à réduire les risques. C’est pour cela qu’on entend souvent dire que le 1.2 PureTech est devenu plus fiable. Dans une certaine mesure, oui, les versions récentes sont globalement plus rassurantes que certaines anciennes. Mais tout dépend de la génération exacte.

Le nouveau moteur puretech avec chaîne de distribution

L’un des sujets qui rassurent une partie des acheteurs, c’est l’arrivée de nouvelles évolutions avec chaîne de distribution. Quand on lit nouveau moteur PureTech avec chaîne de distribution fiabilité, on comprend bien l’idée : beaucoup espèrent enfin tourner la page de la courroie dans l’huile. Sur le principe, une chaîne inspire davantage confiance à long terme. Mais comme toujours, il faudra du recul sur le terrain pour juger pleinement. Une architecture plus rassurante ne transforme pas instantanément n’importe quel moteur en légende indestructible.

Si vous visez une occasion récente, il est donc utile d’identifier précisément la motorisation, son code, sa génération, et son système de distribution. C’est là qu’un coup de fil au réseau, un passage en atelier ou une vérification via le VIN peut vous éviter bien des approximations.

Est-ce que le 1.2 puretech est devenu fiable

La réponse courte : il est devenu plus fréquentable dans ses versions les plus récentes et bien suivies, mais il ne mérite pas un achat les yeux fermés. Voilà. Si vous vouliez une phrase simple à envoyer à un ami, vous pouvez prendre celle-ci.

La réponse longue mérite quelques nuances. Beaucoup d’acheteurs mélangent deux choses :

  • la qualité intrinsèque du moteur quand tout va bien
  • la probabilité de rencontrer un problème selon l’année et le suivi

Quand tout est en ordre, le 1.2 PureTech peut être un excellent petit moteur essence. Il est agréable, discret pour un trois-cylindres, suffisamment tonique, et plutôt raisonnable à la pompe. C’est pour cela qu’il continue d’intéresser autant de monde sur le marché de l’occasion. S’il était catastrophique en permanence, il aurait déjà disparu des radars de nombreux acheteurs.

Mais le marché a gardé une mémoire. Et cette mémoire n’est pas née d’une invention collective. Elle est née de vrais cas de pannes, parfois coûteuses, parfois mal comprises au départ, parfois aggravées par des intervalles d’entretien trop ambitieux. Donc oui, on peut dire que le moteur PureTech est devenu plus fiable dans ses évolutions les plus récentes. Non, on ne peut pas dire que tous les 1.2 PureTech d’occasion sont désormais sereins par magie.

Autrement dit : un PureTech récent, correctement entretenu, avec historique limpide, peut être une bonne affaire. Un PureTech ancien, mal suivi, sans preuve tangible, peut être un piège avec des jantes en alliage pour faire joli.

Les pannes à éviter absolument sur un 1.2 puretech d’occasion

Il existe des pannes classiques qu’on retrouve sur beaucoup de moteurs modernes. Et il existe celles qui doivent vous faire réfléchir très vite sur un 1.2 PureTech. Voici les plus importantes.

Usure prématurée de la courroie

C’est le problème central. Si la courroie est d’origine sur un véhicule ancien ou kilométré, le risque augmente. Si aucun contrôle n’a été fait, redoublez de prudence. Si le vendeur vous répond je crois qu’elle est encore bonne, prenez cette phrase comme un solo de violon dramatique en fond sonore.

Crépine de pompe à huile obstruée

Lorsque des débris de courroie se mélangent à l’huile, ils peuvent perturber la lubrification. Cela peut provoquer des alertes de pression d’huile, puis des dégâts moteur. Une voiture qui a déjà connu ce genre de souci doit être examinée avec méthode. Sans dossier de réparation détaillé, mieux vaut passer votre chemin.

Surconsommation d’huile

Selon les versions et les usages, certains propriétaires ont signalé une consommation d’huile notable. Cela peut avoir plusieurs origines. En achat d’occasion, vérifiez les niveaux, les factures, les habitudes d’entretien, et demandez franchement si des appoints fréquents étaient nécessaires.

Ratés de fonctionnement et allumage irrégulier

Bobines, bougies, gestion moteur, injecteurs… rien d’exotique ici, mais un ralenti irrégulier ou un moteur qui hésite à froid doit vous alerter. Ce n’est pas forcément grave. Mais sur un modèle déjà concerné par une réputation sensible, mieux vaut partir d’un exemplaire sain plutôt que de jouer au détective électronique.

Encrassement lié aux petits trajets

Comme beaucoup de moteurs essence turbo modernes, le 1.2 PureTech n’adore pas forcément les trajets ultra-courts répétés. Une auto qui n’a fait que de la ville peut accumuler des signes d’encrassement, de fonctionnement moins net, voire un vieillissement accéléré de certaines pièces. Si vous achetez une occasion de ce type, il faut être encore plus rigoureux sur l’entretien passé.

Comment vérifier un 1.2 puretech avant achat

Bon. Vous avez repéré une jolie occasion. La carrosserie brille. L’intérieur sent bon le nettoyage récent. Le vendeur est sympa. La musique est presque romantique. Mais avant de vous emballer, voici ce qu’il faut contrôler.

Exiger un historique d’entretien complet

Pas un carnet vaguement tamponné une fois sur deux. Pas une promesse orale. Pas un ne vous inquiétez pas, tout a été fait. Vous devez voir des factures. Des vraies. Avec dates, kilométrages, références d’huile, opérations réalisées.

Sur le 1.2 PureTech, l’historique vaut de l’or. Une auto entretenue dans les temps, voire un peu en avance, inspire nettement plus confiance qu’un exemplaire à l’entretien flottant.

Faire contrôler la courroie

Si la voiture est concernée par la courroie humide, faites réaliser un contrôle visuel par un professionnel. Idéalement avant achat. C’est un coût modeste par rapport au prix d’une mauvaise surprise. Certains acheteurs dépensent des heures à comparer la couleur des surpiqûres de sièges et oublient l’essentiel. Ne faites pas partie de ce club.

Vérifier les rappels et campagnes techniques

Avec le numéro de série, il est possible de savoir si certaines opérations ont été menées. C’est essentiel. Un véhicule suivi dans le réseau ou correctement documenté sera plus simple à évaluer.

Essayer la voiture sérieusement

Lors de l’essai :

  • démarrez à froid si possible
  • écoutez les bruits moteur
  • surveillez la stabilité du ralenti
  • vérifiez l’absence d’alerte au tableau de bord
  • faites monter le moteur en température
  • testez les reprises à bas et moyen régime
  • regardez s’il y a fumée ou odeur suspecte

Une voiture doit fonctionner de façon fluide. Si elle broute, hésite, cogne, clignote ou vous donne l’impression d’avoir bu un café de trop rien qu’en l’écoutant, il y a matière à creuser.

Faire une inspection indépendante

Le meilleur conseil complice que je peux vous donner : si vous avez un doute, payez un contrôle indépendant. Un garagiste de confiance ou un expert auto vous fera gagner en sérénité. Quelques dizaines ou centaines d’euros peuvent vous éviter des milliers. C’est probablement le meilleur rapport tranquillité-prix de tout le marché de l’occasion.

Quels moteurs puretech éviter en priorité

La question revient souvent sous une forme très directe : quels sont les moteur PureTech à éviter, ou encore quels sont les 5 moteurs Peugeot à éviter absolument ? Restons sur le sujet principal, sans tomber dans la caricature. Il ne s’agit pas de condamner en bloc, mais d’identifier les configurations les plus sensibles.

Les 1.2 puretech anciens sans preuve de suivi

Ce sont les plus risqués. Peu importe la puissance. Si la voiture date des années les plus exposées et qu’il manque des preuves d’entretien, il vaut mieux être très prudent. Le problème n’est pas seulement le moteur. C’est l’incertitude.

Les modèles ayant subi de longs intervalles de vidange

Une huile vieillissante ou inadaptée peut aggraver les soucis de courroie. Si vous voyez des entretiens trop espacés, ce n’est pas bon signe. Sur ce moteur, le laxisme n’est pas une qualité.

Les véhicules urbains très kilométrés mal entretenus

Une auto qui a fait beaucoup de petits trajets, avec entretien moyen et historique incomplet, peut cumuler plusieurs facteurs défavorables. Ce n’est pas forcément une bombe à retardement. Mais disons qu’elle ne part pas avec un avantage moral.

Les exemplaires avec alertes récentes ou vente précipitée

Une annonce du type vendue en l’état, petit voyant allumé mais roule très bien mérite votre plus beau pas de côté. Vraiment. Il y a assez d’occasions sur le marché pour ne pas adopter un moteur à problèmes sous prétexte que la peinture est jolie.

Tableau récapitulatif des points de vigilance

Repères utiles avant d’acheter un 1.2 PureTech d’occasion
Point à vérifier Pourquoi c’est important Niveau d’alerte Mon conseil
Historique de vidanges Conditionne la santé de la courroie et de la lubrification Très élevé Exiger des factures précises
Courroie de distribution Point faible majeur sur certaines générations Très élevé Faire contrôler avant achat
Alertes pression d’huile Peut signaler un souci grave ou déjà avancé Critique Fuir sans diagnostic clair
Consommation d’huile Peut révéler une usure ou un défaut de suivi Élevé Questionner le vendeur et contrôler les factures
Usage précédent du véhicule La ville et les petits trajets fatiguent davantage certains organes Moyen à élevé Privilégier un usage mixte bien entretenu
Campagnes constructeur Peut indiquer des corrections déjà apportées Élevé Vérifier via le VIN
Essai à froid Permet de détecter bruits, ratés et démarrage laborieux Élevé Ne jamais acheter sans essai sérieux
Un bon dossier vaut souvent mieux qu’un joli faible kilométrage sans preuves.

Durée de vie du moteur 1.2 puretech 100, 110 et 130 : à quoi s’attendre

Beaucoup de lecteurs me demandent une estimation claire de la durée de vie moteur 1.2 PureTech 130, de la durée de vie moteur 1.2 PureTech 110, ou encore de la fiabilité moteur 1.2 PureTech 100 cv. La vérité, c’est qu’il n’existe pas un chiffre universel gravé dans le marbre avec des éclairs autour.

La durée de vie dépend de plusieurs facteurs :

  • année de fabrication
  • type exact de motorisation
  • qualité de l’huile utilisée
  • fréquence des vidanges
  • usage ville ou route
  • réactivité face aux premiers symptômes

Un 1.2 PureTech correctement suivi peut atteindre un kilométrage élevé sans drame. En revanche, un exemplaire négligé peut connaître de gros frais bien avant ce qu’on attend normalement d’un moteur moderne. Il ne faut donc pas raisonner seulement en kilomètres affichés. Un exemplaire de 120 000 km très bien suivi peut être plus rassurant qu’un autre de 70 000 km entretenu à l’économie avec une philosophie du type on verra bien.

Pour simplifier :

  1. le 100 ch peut être un bon choix sur une voiture légère et bien suivie
  2. le 110 ch reste agréable et cohérent si l’entretien est irréprochable
  3. le 130 ch est souvent le plus séduisant à conduire, mais il faut être tout aussi exigeant sur le suivi

La boîte EAT8 n’est pas un défaut en soi. Au contraire, elle améliore souvent le confort. Mais elle ne compense pas un moteur mal traité. Une voiture douce à conduire peut très bien cacher un passé mécanique plus agité qu’une réunion de copropriété sous caféine.

Exemples concrets de bons et mauvais achats

Le bon achat

Imaginons une Peugeot 308 1.2 PureTech 130 de fin de période sensible, avec 78 000 km. Le vendeur dispose de toutes les factures. Les vidanges ont été faites régulièrement avec l’huile préconisée. La courroie a été contrôlée puis remplacée selon les recommandations. Aucun voyant, aucun bruit suspect, essai concluant, dossier clair. Là, vous avez un exemplaire potentiellement intéressant. Pas parfait par magie, mais sérieux.

Le mauvais achat

Maintenant, prenons un SUV compact très séduisant, prix attractif, 95 000 km. Le carnet est incomplet. Le vendeur dit que l’entretien a été fait par un ami mécano. Aucune facture de courroie. Une vidange approximativement tous les 30 000 km selon ses souvenirs. Petit voyant moteur intermittent, mais ça n’empêche pas de rouler. Là, vous n’achetez pas une voiture. Vous réservez une intrigue.

L’achat moyen qui peut devenir bon ou mauvais

Citroën C3 PureTech 110, 65 000 km, entretien correct mais une seule facture manque, courroie pas encore remplacée, aucun symptôme. Ici, tout dépendra de votre capacité à obtenir un contrôle indépendant et à confirmer l’état réel du moteur. Ce n’est ni un oui triomphant ni un non dramatique. C’est un dossier à sécuriser.

Faut-il acheter un 1.2 puretech d’occasion aujourd’hui

Oui, mais pas n’importe lequel, pas à n’importe quel prix, et surtout pas dans n’importe quelles conditions. Voilà mon avis sans passer par quatre biellettes.

Si vous tombez sur un exemplaire bien entretenu, avec historique limpide, contrôles réalisés, éventuellement courroie déjà prise en charge ou remplacée, et un prix cohérent, l’achat peut être pertinent. Le moteur reste agréable à l’usage. Il équipe des voitures souvent plaisantes, bien conçues, confortables et répandues, donc faciles à entretenir dans le réseau ou chez des spécialistes.

En revanche, si vous cherchez juste l’affaire la moins chère du marché en fermant les yeux sur le suivi, vous vous exposez à une loterie mécanique. Et sur ce moteur, les billets de loterie peuvent coûter très cher.

Je vous conseille de raisonner en coût global :

  • prix d’achat
  • historique d’entretien
  • travaux préventifs à prévoir
  • garantie éventuelle
  • tranquillité d’esprit

Une occasion légèrement plus chère mais saine sera presque toujours préférable à une pseudo affaire qui vous fera découvrir des devis capables de provoquer un silence religieux à la maison.

Mon verdict sur la fiabilité du 1.2 puretech d’occasion

Le moteur 1.2 PureTech d’occasion n’est ni un monstre absolu à fuir en courant, ni un achat anodin qu’on signe entre deux cafés. C’est un moteur à sélectionner avec intelligence. Son principal défaut est connu. C’est déjà une bonne nouvelle, car un problème identifié se gère mieux qu’un vice totalement imprévisible. Mais encore faut-il agir en conséquence.

Mon verdict est simple : je recommande uniquement les exemplaires avec historique en béton, suivi rigoureux, contrôle sérieux de la distribution, et vendeur transparent. Pour les autres, je passe mon tour sans trembler. Le marché de l’occasion est assez vaste pour éviter de jouer au poker avec une courroie humide. Et si vous visez une version plus récente avec architecture revue, c’est encore mieux, à condition de vérifier précisément ce que vous achetez.

En résumé, si vous restez méthodique, le PureTech peut rester une option valable. Si vous achetez à l’instinct, juste parce que la voiture a de jolies jantes et un écran tactile gigantesque, alors là, comme on dit gentiment entre passionnés, vous risquez de découvrir que la technologie moderne a parfois un sens de l’humour très personnel.

Si je devais vous donner un dernier conseil d’ami, ce serait celui-ci : sur un 1.2 PureTech, n’achetez jamais seulement une voiture. Achetez aussi son passé. Parce qu’ici, plus que jamais, l’historique raconte l’avenir.

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