Bris de glace sans franchise : comment le déclarer en 3 étapes simples

Un conducteur examine un impact sur le pare-brise de sa voiture tout en consultant la declaration a son assurance sur son telephone.

Un impact sur le pare-brise, ça arrive souvent au pire moment. Vous roulez tranquille, playlist impeccable, météo à peu près civilisée, et là, clac. Le petit gravillon surgit comme un figurant trop zélé dans un film d’action. Résultat : une étoile sur le vitrage, mais pas vraiment celle qu’on rêve d’accrocher au sapin. La bonne nouvelle, c’est qu’un bris de glace sans franchise peut vous éviter une dépense pénible. Encore faut-il savoir comment le déclarer, dans quel délai, avec quels documents, et sans transformer une simple formalité en labyrinthe administratif niveau boss final.

Je suis Benoit, passionné d’auto et de moto, et je peux vous le dire sans trembler du volant : la déclaration d’un bris de glace est bien plus simple qu’elle n’en a l’air. À condition d’aller dans le bon ordre. Dans cet article, on va voir ensemble comment déclarer un bris de glace sans franchise en 3 étapes simples, mais aussi comment éviter les erreurs les plus fréquentes, comment justifier le sinistre, ce que couvre exactement l’assurance, et pourquoi le mot BDG ne devrait plus vous donner des sueurs froides. On va faire pratique, clair, concret, et avec juste ce qu’il faut d’humour pour ne pas finir en tête-à-tête déprimant avec votre contrat d’assurance.

Installez-vous confortablement. On va parler pare-brise, lunette arrière, vitre latérale, garanties, preuve, déclaration en ligne, refus de prise en charge, et même petits pièges à éviter. Bref, tout ce qu’il faut pour que votre dossier file droit, sans partir en zigzag comme un essuie-glace fatigué.

Sommaire

Comprendre ce qu’est vraiment un bris de glace sans franchise

Avant de déclarer quoi que ce soit, il faut savoir de quoi on parle exactement. En assurance auto, le bris de glace désigne généralement les dommages touchant certains éléments vitrés du véhicule. Le plus souvent, cela concerne :

  • le pare-brise,
  • la lunette arrière,
  • les vitres latérales,
  • parfois le toit ouvrant ou panoramique,
  • dans certains contrats, les optiques de phares ou rétroviseurs, mais pas toujours.

Et c’est là que commence le grand jeu des petites lignes. Tous les contrats ne couvrent pas les mêmes éléments. Une assurance peut annoncer une garantie bris de glace, puis exclure certaines pièces. Une autre peut tout prendre en charge, mais avec des plafonds. Une troisième peut proposer un bris de glace sans franchise, ce qui signifie que vous n’avez rien à payer, ou presque rien, si vous respectez les conditions prévues.

En clair, l’expression sans franchise veut dire qu’aucune somme ne reste à votre charge après indemnisation. C’est le scénario rêvé. Le genre de moment rare où l’assurance ne vous donne pas envie de regarder le plafond en soupirant très fort. Mais attention, cette absence de franchise dépend souvent :

  1. du contrat souscrit,
  2. du type de vitrage endommagé,
  3. du mode de réparation choisi,
  4. du réseau de réparateurs agréés ou non,
  5. et parfois du fait qu’il s’agisse d’une réparation ou d’un remplacement.

Exemple très concret : vous avez un petit impact réparable sur le pare-brise. Votre contrat prévoit une réparation sans franchise si vous passez par un centre agréé. En revanche, si vous attendez et que l’impact s’étend jusqu’à nécessiter un remplacement complet, une franchise peut réapparaître. Moralité : en matière de vitrage, le temps n’est pas toujours votre ami. Un impact minuscule peut se comporter comme une diva capricieuse et fissurer tout le pare-brise au premier coup de froid.

Autre point essentiel : oui, un bris de glace est considéré comme un sinistre. Le mot fait peur, mais il ne faut pas imaginer tout de suite un drame façon tôle froissée et dépanneuse à minuit. En assurance, un sinistre est simplement un événement qui déclenche l’application d’une garantie. Donc oui, un impact ou une vitre cassée peut être déclaré comme tel, même si le reste de la voiture va très bien.

Si vous voulez mieux comprendre le mécanisme des franchises en général, jetez aussi un œil à ce guide très utile sur la différence entre les types de franchise. Ça aide énormément à lire un contrat sans avoir l’impression de déchiffrer une tablette antique.

Pourquoi certains assurés ne paient rien et d’autres oui

La question revient tout le temps : comment ne pas payer de franchise bris de glace ? Et la réponse tient en un mélange de contrat, d’options et de réflexes malins.

Ce qui peut supprimer la franchise

Dans plusieurs cas, la franchise disparaît complètement :

  • vous avez souscrit une garantie bris de glace sans franchise,
  • votre assureur offre la franchise si vous faites réparer au lieu de remplacer,
  • vous passez par un réparateur partenaire,
  • une offre commerciale ponctuelle annule le reste à charge,
  • votre contrat haut de gamme prévoit une prise en charge intégrale.

C’est fréquent chez certains assureurs, notamment lorsque la réparation coûte moins cher qu’un remplacement. Et franchement, on les comprend. Entre injecter une résine en 30 minutes ou payer un pare-brise entier bardé de capteurs dignes d’une navette spatiale, le calcul est vite fait.

Ce qui peut au contraire vous coûter quelque chose

À l’inverse, même si vous pensiez être tranquille, des frais peuvent apparaître si :

  • le contrat exclut l’élément touché,
  • vous choisissez un réparateur hors réseau sans accord préalable,
  • le vitrage doit être remplacé et non réparé,
  • vous déclarez trop tard et cela complique le dossier,
  • l’assureur estime que la cause réelle n’entre pas dans la garantie.

Par exemple, une vitre cassée lors d’une tentative de vol peut relever de la garantie vol plutôt que du bris de glace pur. Et là, selon le contrat, les conditions changent. Oui, l’assurance aime les cases. Beaucoup de cases. Un peu comme une boîte de vitesses compliquée quand on voulait juste avancer.

Le rôle de votre formule d’assurance

Le niveau de couverture joue aussi. Une formule au tiers simple n’inclut pas forcément le bris de glace. Une formule intermédiaire ou tous risques l’intègre plus souvent, parfois avec de meilleures conditions. Si vous êtes en pleine réflexion sur votre couverture, ce dossier sur les options utiles pour mieux vous protéger sans exploser le budget peut vous donner des idées très concrètes.

En résumé, pour ne pas payer la franchise, il faut souvent cocher les bonnes cases avant le sinistre. Mais si le vitrage est déjà endommagé, tout n’est pas perdu. La clé, maintenant, c’est la déclaration.

Étape 1 : sécuriser la situation et réunir les bonnes preuves

Première étape. Avant même de penser au formulaire, au PDF, à l’espace client ou au coup de fil à votre assureur, il faut constater le dommage proprement. Votre mission est simple : protéger, observer, documenter.

Protéger avant tout

Si le pare-brise est fissuré mais que la visibilité reste correcte, évitez les trajets inutiles. Si la vitre latérale est brisée, sécurisez le véhicule au plus vite. Film de protection temporaire, stationnement à l’abri, retrait des objets visibles : on limite les dégâts annexes. Parce qu’un simple bris de glace peut vite inviter la pluie, la poussière et quelques opportunistes à la fête. Et cette fête-là, personne n’a envie de la financer.

Prendre des photos utiles, pas artistiques

Oui, il faut des photos. Et non, il ne s’agit pas de faire un shooting dramatique façon affiche de thriller automobile. Prenez :

  • une vue d’ensemble du véhicule,
  • une photo rapprochée de l’impact ou de la fissure,
  • une photo depuis l’intérieur si cela aide à voir la zone,
  • si possible une image du contexte immédiat, par exemple des débris de verre ou l’endroit où l’événement s’est produit.

Ces photos servent à justifier le bris de glace et à montrer son étendue. Elles peuvent être très utiles si l’assureur demande des précisions ou si le réparateur doit confirmer si une réparation est possible.

Noter les circonstances sans roman de 18 chapitres

Il faut ensuite écrire les faits. Simplement. Date, heure, lieu, circonstances. Exemple :

Le 14 mars à 8 h 20, en roulant sur la départementale D12 près de Melun, un gravillon projeté par un véhicule circulant devant moi a provoqué un impact sur le pare-brise côté passager. L’impact s’est ensuite légèrement étendu en fissure sur quelques centimètres.

Exemple de formulation claire pour une déclaration

Pas besoin d’en faire un scénario à rebondissements. L’assureur veut comprendre ce qui s’est passé, pas lire la prochaine palme d’or du sinistre routier.

Vérifier les éléments de votre contrat

Avant de contacter l’assureur, prenez deux minutes pour vérifier :

  • si vous avez bien la garantie bris de glace,
  • si elle s’applique au vitrage concerné,
  • si une franchise est prévue ou non,
  • si un réparateur agréé est imposé ou conseillé,
  • quel est le délai de déclaration.

Dans la plupart des cas, la déclaration doit être faite dans un délai raisonnable, souvent 5 jours ouvrés pour un sinistre auto classique. Certains contrats peuvent préciser autre chose, donc vérifiez. Oui, je sais, relire des conditions générales donne à peu près autant envie que de polir un silencieux sous la pluie. Mais ça peut vous éviter une mauvaise surprise.

Les documents à préparer

Pour gagner du temps, réunissez dès maintenant :

  1. votre numéro de contrat,
  2. l’immatriculation du véhicule,
  3. les photos du dommage,
  4. la date et le lieu de l’événement,
  5. éventuellement un premier devis ou l’avis d’un réparateur,
  6. vos coordonnées à jour.

Si vous aimez être carré, gardez tout dans un dossier dédié sur votre téléphone ou votre ordinateur. Le but est simple : quand l’assureur vous demande une pièce, vous répondez en 12 secondes, pas en fouillant dans vos mails comme si vous cherchiez une relique perdue.

Étape 2 : déclarer le bris de glace à l’assurance sans vous compliquer la vie

Voilà le cœur du sujet. Comment déclarer un bris de glace à son assurance de manière simple, rapide et efficace ? Bonne nouvelle : aujourd’hui, tout peut aller très vite.

Choisir le bon canal de déclaration

En général, vous pouvez déclarer le sinistre par :

  • l’espace client en ligne,
  • l’application mobile de l’assureur,
  • un appel téléphonique,
  • un mail,
  • un courrier, si votre assureur l’accepte ou l’exige dans certains cas.

Le plus rapide reste souvent la déclaration en ligne. C’est fluide, traçable, et vous pouvez joindre vos photos immédiatement. Mais si vous avez un doute, un appel au service client peut clarifier la marche à suivre, notamment sur le choix du réparateur et la question de la franchise.

Les informations à transmettre

Votre déclaration doit contenir l’essentiel :

  • vos coordonnées,
  • le numéro de contrat,
  • le véhicule concerné,
  • la date du sinistre,
  • le lieu,
  • les circonstances,
  • la nature des dommages,
  • les pièces jointes utiles.

Exemple de structure très simple pour une déclaration écrite :

Bonjour,
Je vous informe d’un bris de glace sur mon véhicule immatriculé AB-123-CD, assuré sous le contrat numéro 456789. Le sinistre est survenu le 14 mars 2026 à Melun, à la suite de la projection d’un gravillon pendant la circulation. Le dommage concerne le pare-brise, avec un impact visible côté passager. Vous trouverez ci-joint des photos du dommage. Je souhaite connaître les modalités de prise en charge et, le cas échéant, les réparateurs agréés disponibles.
Cordialement.

Modèle simple de déclaration bris de glace assurance

Vous pouvez l’adapter selon votre assureur. Que vous soyez chez un grand nom du marché ou une mutuelle, la logique reste la même. Certains conducteurs cherchent un modèle du type lettre déclaration bris de glace, ou un formulaire PDF. C’est utile si vous préférez l’écrit formel, mais honnêtement, aujourd’hui, les interfaces en ligne font souvent très bien le travail.

Comment justifier un bris de glace

Question fréquente : comment justifier un bris de glace ? La réponse est rassurante. Vous n’avez pas besoin de produire un dossier digne d’une enquête internationale. En général, il suffit de :

  1. décrire les circonstances de façon cohérente,
  2. fournir des photos,
  3. laisser éventuellement le réparateur constater le dommage,
  4. répondre rapidement si l’assureur vous demande un complément.

La cohérence est votre meilleure alliée. Si vous dites qu’un gravillon a créé un petit impact, mais que la photo montre une vitre latérale pulvérisée, l’assureur risque naturellement de poser des questions. Et il aura raison. Le but n’est pas d’en rajouter, ni d’en minimiser. Juste d’être précis.

Déclarer vite, c’est souvent déclarer mieux

Plus vous déclarez tôt, mieux c’est. D’abord parce que le dossier avance plus vite. Ensuite parce que cela limite le risque d’aggravation. Enfin parce que si l’impact devient une fissure géante, l’assureur pourrait s’interroger sur le délai de réaction. Et là, vous n’avez pas envie de défendre l’idée selon laquelle vous attendiez un signe du destin. Le destin est rarement gestionnaire de sinistres.

Dans certains cas, le bris de glace peut aussi vous amener à discuter plus largement de votre contrat actuel. Si vous sentez que vos garanties sont mal calibrées, vous pouvez aussi découvrir comment changer d’assurance auto simplement pour trouver une formule plus adaptée.

Étape 3 : faire réparer ou remplacer le vitrage dans les bonnes conditions

Une fois la déclaration faite, on passe à l’action. C’est le moment où vous voulez retrouver une voiture nickel, sans paperasse infinie, sans avance de frais si possible, et sans sentir que votre pare-brise coûte le prix d’un voyage interplanétaire.

Réparation ou remplacement : ce n’est pas la même histoire

Tout dépend de l’état du vitrage. Un impact peut être réparable s’il est petit, hors du champ de vision direct du conducteur, et s’il ne fragilise pas trop la structure du pare-brise. Dans ce cas, le réparateur injecte une résine. C’est rapide, moins cher, et souvent mieux remboursé.

En revanche, un remplacement s’impose si :

  • la fissure est trop grande,
  • l’impact est dans le champ de vision,
  • le verre est trop endommagé,
  • le vitrage est latéral ou arrière et totalement cassé,
  • la sécurité du véhicule est compromise.

Sur les voitures modernes, le remplacement peut être plus technique qu’avant. Caméra, capteurs, aide au maintien dans la voie, lecture des panneaux… votre pare-brise est parfois devenu plus intelligent que votre vieille calculatrice de lycée. Il faut alors un recalibrage des systèmes d’aide à la conduite. Cela peut influencer le coût et la prise en charge.

Le choix du réparateur

Beaucoup d’assureurs orientent vers un réseau agréé. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Souvent, cela permet :

  • une avance de frais évitée,
  • une prise en charge simplifiée,
  • une franchise réduite ou supprimée,
  • un traitement plus rapide du dossier.

Vous gardez généralement la liberté de choisir un autre professionnel, mais il faut parfois obtenir un accord préalable. Sinon, le remboursement peut être plafonné ou plus lent. Donc avant de foncer chez le premier atelier aperçu entre la boulangerie et la station de lavage, demandez les règles exactes.

Le cas du bris de glace sans franchise

Si votre garantie prévoit le sans franchise, le réparateur agréé vous confirmera souvent que vous n’avez rien à régler. Parfois, il vous fait signer une cession de créance ou un document de prise en charge directe. En clair, c’est lui qui se fait payer par l’assureur. Vous, vous récupérez le véhicule. C’est le genre de moment doux et rare où l’administration semble presque vous sourire.

Conserver les preuves après intervention

Gardez toujours :

  • la facture ou le bon d’intervention,
  • le rapport de réparation ou de remplacement,
  • les échanges avec l’assureur,
  • tout justificatif de recalibrage si le véhicule en a besoin.

Ce n’est pas du zèle. C’est simplement utile si un souci apparaît plus tard ou si la prise en charge est contestée.

Les erreurs les plus fréquentes qui transforment un simple impact en casse-tête

Le bris de glace est un sinistre assez courant. Et justement parce qu’il paraît simple, beaucoup d’assurés commettent des petites erreurs qui compliquent tout. Voici les plus fréquentes.

Attendre trop longtemps

Le grand classique. On voit un impact, on se dit que ce n’est pas grave, on repousse, on roule, puis il fait froid, puis il fait chaud, puis le pare-brise décide de se fissurer comme si vous aviez tourné un épisode spécial catastrophe. Déclarez vite. Réparez vite. Votre tranquillité vous dira merci.

Ne pas lire les conditions de la garantie

Beaucoup pensent avoir du bris de glace sans franchise, alors qu’en réalité la suppression de franchise ne vaut que pour la réparation, pas pour le remplacement. Ou seulement chez les partenaires. Ou sauf pour le toit panoramique. Les contrats d’assurance ont parfois un sens de la nuance redoutable.

Faire réparer sans prévenir l’assureur

Dans certains cas, c’est possible, surtout si le contrat le prévoit. Mais souvent, mieux vaut prévenir d’abord. Sinon, l’assureur peut chipoter sur la prise en charge, surtout si le prix lui paraît élevé ou si le vitrage concerné était exclu.

Décrire mal les circonstances

Ce n’est ni un interrogatoire ni une autobiographie. Soyez simple, précis, honnête. Trop de détails inutiles embrouillent. Trop peu de détails soulèvent des questions. Il faut viser le bon dosage, comme pour un café serré réussi.

Négliger les équipements intégrés

Sur un véhicule récent, un remplacement de pare-brise peut impliquer des opérations techniques. Si elles ne sont pas faites correctement, vous pouvez récupérer une voiture avec des aides à la conduite désorientées. Et un radar qui voit des obstacles imaginaires, c’est amusant cinq minutes, pas davantage.

Refus de prise en charge : que faire si l’assurance dit non

Oui, cela peut arriver. Pas tout le temps, heureusement, mais assez pour mériter une section entière. Un refus de prise en charge bris de glace peut venir de plusieurs causes :

  • garantie absente du contrat,
  • élément vitré non couvert,
  • déclaration jugée tardive,
  • circonstances floues ou incohérentes,
  • dommage relevant d’une autre garantie,
  • suspicion d’antériorité du sinistre.

Demander le motif précis

Premier réflexe : obtenez une explication écrite et claire. Pas un vague ce n’est pas couvert. Il vous faut la référence contractuelle ou le motif exact. Sans cela, impossible de vérifier si le refus est fondé.

Comparer avec votre contrat

Relisez les conditions particulières et générales. Oui, encore. Mais cette fois, avec un objectif précis. Cherchez :

  • la définition du bris de glace,
  • les exclusions,
  • les plafonds,
  • la franchise,
  • les obligations de déclaration.

Il n’est pas rare qu’un malentendu vienne d’une confusion entre dommage accidentel, vandalisme, tentative de vol ou simple projection. Selon le cas, la bonne garantie n’est pas la même.

Contester si nécessaire

Si le refus vous semble injustifié, vous pouvez contester. Faites-le calmement, avec des faits, des photos, et en rappelant les clauses applicables. Si besoin, appuyez-vous sur un réparateur, un expert ou un service de médiation. Sur ce point, ce guide pour mieux défendre votre indemnisation après sinistre peut vous être très utile.

Le but n’est pas de partir en croisade à la moindre réponse qui vous déplaît. Mais si le contrat vous donne raison, inutile de ranger votre dossier au premier refus. Parfois, une contestation bien construite fait toute la différence.

Questions fréquentes que tout le monde se pose, souvent entre deux essuie-glaces

Un bris de glace est-il toujours un sinistre ?

Oui, au sens assurantiel du terme. Cela ne veut pas dire que vous êtes responsable d’un accident ou que votre bonus va forcément fondre comme neige au soleil. C’est juste un événement déclaré au titre d’une garantie.

Le bris de glace a-t-il un effet sur le bonus-malus ?

En principe, le bris de glace n’affecte pas le coefficient de bonus-malus comme un accident responsable. C’est d’ailleurs une différence très importante. Si vous voulez mieux comprendre comment fonctionne ce mécanisme pour d’autres sinistres, vous pouvez consulter ce qu’il faut savoir sur le bonus-malus après accident responsable, mais dans le cas du vitrage seul, on ne parle généralement pas de pénalité de ce type.

Doit-on remplir un constat amiable ?

Non, pas dans la majorité des cas. Le constat amiable sert surtout pour les accidents impliquant un tiers. Pour un gravillon anonyme ou une fissure constatée seule, une déclaration classique suffit.

Peut-on rouler avec un pare-brise fissuré ?

Parfois oui, parfois non. Tout dépend de la taille, de la position et de la gravité de la fissure. Si la visibilité est altérée ou si la solidité du vitrage est compromise, évitez de rouler. La prudence n’est jamais une option décorative.

Le toit panoramique est-il couvert ?

Pas toujours. Certains contrats l’incluent dans le bris de glace, d’autres non. Vérifiez noir sur blanc. Le toit pano, c’est magnifique pour admirer les nuages, beaucoup moins pour découvrir qu’il n’est pas garanti.

Existe-t-il un modèle de déclaration bris de glace maison ?

Oui. Vous pouvez tout à fait rédiger une déclaration simple avec vos informations, les circonstances et les photos. Pas besoin d’une prose notariale. Le plus important reste la clarté.

Exemple concret : de l’impact discret au dossier bien géré

Imaginez. Vous partez au travail un lundi matin. Oui, le lundi, ce grand spécialiste des mauvaises surprises. Sur voie rapide, un utilitaire vous précède. Un petit gravillon fuse et frappe le pare-brise. Vous entendez le bruit sec. Pas fort, mais assez pour sentir que la journée vient de changer de thème.

Vous vous garez plus tard et constatez un impact de la taille d’une pièce de 1 centime, côté passager. Que faites-vous ?

  1. Vous prenez immédiatement deux ou trois photos nettes.
  2. Vous notez le lieu, l’heure et la situation.
  3. Vous vérifiez dans votre application d’assurance que la garantie bris de glace est incluse sans franchise pour réparation en centre agréé.
  4. Vous déclarez le sinistre le jour même via l’espace client.
  5. Vous prenez rendez-vous chez le réparateur partenaire proposé.
  6. La réparation se fait en 40 minutes, sans avance de frais.

Résultat : dossier propre, coût nul pour vous, véhicule sécurisé, et aucun effet sur votre bonus-malus. Comme quoi, avec les bons réflexes, un impact peut rester un simple contretemps, pas une tragédie shakespearienne sur fond de vitrage fissuré.

Tableau récapitulatif des 3 étapes simples

Les réflexes à adopter pour déclarer un bris de glace sans franchise
Étape Ce que vous faites Pourquoi c’est important Le bon réflexe
1 Vous sécurisez le véhicule, prenez des photos et notez les circonstances Vous constituez une preuve claire du dommage Agir vite, sans attendre que l’impact s’aggrave
2 Vous déclarez le sinistre à l’assureur avec les bonnes informations Vous ouvrez le dossier dans les délais et obtenez la marche à suivre Privilégier l’espace client ou l’application pour gagner du temps
3 Vous faites réparer ou remplacer le vitrage selon les consignes du contrat Vous bénéficiez de la prise en charge prévue et évitez les frais inutiles Vérifier si un réparateur agréé permet le zéro franchise
En cas de doute, relisez vos garanties avant l’intervention. Deux minutes de vérification peuvent vous économiser bien plus qu’un simple soupir.

Petits conseils malins pour que tout se passe encore mieux

Gardez votre contrat accessible

Une version PDF dans votre téléphone, c’est très pratique. En cas de pépin, vous savez immédiatement ce qui est couvert. Et vous évitez la chasse au document perdu dans un vieux dossier nommé important_final_vraiment_final_2.

Ne sous-estimez pas les petits impacts

Un impact minuscule peut évoluer rapidement avec les vibrations, les écarts de température ou un simple claquage de portière un peu enthousiaste. Oui, le vitrage est parfois susceptible.

Demandez toujours s’il y a une franchise selon le type d’intervention

Réparation, remplacement, calibrage des capteurs, atelier agréé ou non : posez la question clairement avant le rendez-vous. C’est la meilleure façon d’éviter le fameux ah, au fait au moment de récupérer le véhicule.

Conservez une trace écrite des échanges

Un mail de confirmation, une capture d’écran, un SMS du réparateur, tout cela peut être utile. Quand un dossier se passe bien, on oublie vite. Quand il se complique, chaque preuve devient un superpouvoir discret.

Faites simple dans votre déclaration

Le style sobre fonctionne très bien. Vous n’avez pas besoin de prouver que vous êtes le Molière de la relation client. Ce qu’il faut, c’est un récit cohérent, précis et direct.

Au fond, déclarer un bris de glace sans franchise, c’est surtout une question d’ordre : constater, déclarer, réparer. Trois étapes, pas une de plus, et surtout pas quinze détours inutiles. Si vous gardez votre calme, vos photos, votre numéro de contrat et un minimum de réactivité, tout peut se régler avec une fluidité presque indécente pour le monde de l’assurance.

Alors la prochaine fois qu’un gravillon décide de signer votre pare-brise sans autorisation, vous saurez quoi faire. Et vous pourrez même garder un peu de dignité automobile dans l’affaire. Ce qui, entre nous, est déjà une très belle victoire.

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